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Mercredi 21 Juillet 2010 - Licenciement pour inaptitude d'un salarié protégé : jurisprudence
Une jurisprudence du Conseil d'Etat du 7 octobre 2009 expose le cas d'un salarié licencié pour inaptitude physique, pour lequel l'avis de l'inspecteur du travail était sollicité à la fois parce que le salarié était protégé mais également parce qu'il contestait l'avis du médecin du travail qui l'avait déclaré inapte à son poste de chauffeur de car mais apte à un poste administratif. >> Saisi de l'inspecteur du travail dans le cadre d'une procédure de licenciement pour inaptitude >> L'inspecteur du travail doit d'abord statuer sur la contestation de l'avis d'aptitude >> Dans quel délai doit répondre l'inspecteur du travail en cas de contestation de l'avis du médecin du travail ? Saisi de l'inspecteur du travail dans le cadre d'une procédure de licenciement pour inaptitudeL'inspecteur du travail peut être saisi dans 2 cas à l'occasion d'une procédure de licenciement pour inaptitude
L''article L4624-1du code du travail (ancien article L. 241-10-1) prévoit ce recours devant l'inspecteur du travail, aussi bien pour le salarié que pour l'employeur : Ce salarié étant représentant du personnel, il bénéficiait d'une protection exceptionnelle, son licenciement ne pouvait intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail. L'inspecteur du travail doit d'abord statuer sur la contestation de l'avis d'aptitudeCette jurisprudence précise que l'inspecteur du travail doit tout d'abord statuer sur le recours formulé par le salarié. Extrait de la jurisprudence du CE du 7 octobre 2009 «L'article L. 241-10-1 du code du travail, devenu L. 4624-1 de ce code, prévoit qu'en cas de difficulté ou désaccord soulevé par les propositions de mesures individuelles faites par le médecin du travail, un recours peut être exercé par le salarié devant l'inspecteur du travail qui prend la décision après avis du médecin-inspecteur du travail. Il résulte de la combinaison de ces dispositions et des principes encadrant le licenciement des salariés protégés que l'inspecteur du travail, lorsqu'il est saisi tout à la fois d'un recours formé par un salarié, sur le fondement de l'article L. 241-10-1, et d'une demande de l'employeur d'autorisation de licencier ce salarié pour inaptitude physique, ne peut se prononcer sur la demande d'autorisation de licenciement sans avoir statué sur le recours, après avis du médecin-inspecteur» Dans cette affaire l'inspecteur du travail n'avait pas recueilli l'avis du médecin inspecteur du travail : Le médecin inspecteur du travail coopère avec les inspecteurs du travail pour l'application de la réglementation relative à la santé au travail conformément à l'article L. 8123-1 du code du travail : «Les médecins inspecteurs du travail exercent une action permanente en vue de la protection de la santé physique et mentale des travailleurs sur leur lieu de travail et participent à la veille sanitaire au bénéfice des travailleurs. Leur action porte en particulier sur l'organisation et le fonctionnement des services de santé au travail prévus au titre II du livre VI de la quatrième partie. Le service de l'inspection médicale du travail est l'une des composante du système d'inspection du travail Dans quel délai doit répondre l'inspecteur du travail en cas de contestation de l'avis du médecin du travail ?Cette jurisprudence est également intéressante puisqu'elle précise ce délai dont dispose l'inspecteur du travail pour statuer sur la contestation de l'avis du médecin du travail : «Considérant que, si l'inspecteur du travail n'a pas explicitement statué sur le recours formé par M. A au titre de l'article L. 241-10-1, son silence gardé pendant plus de deux mois sur ce recours doit être regardé, en application de l'article 21 de la loi du 12 avril 2000, comme ayant valu décision implicite de rejet «
Il est fait référence à l'article 21 de la loi du 12 avril 2000 Cette loi est relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations, elle précise que sauf régime implicite d'acceptation, une demande doit être regardée comme implicitement rejetée à l'issue d'un délai de 2 mois. Mise à jour 22 juillet 2010 AtouSante Blog AtouSante Voir Aussi :A lire également :
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